Pourquoi travaillons-nous ? Est-ce simplement pour gagner notre vie ?
- 26 mars
- 3 min de lecture

Travailler ne nous permet pas uniquement de payer nos factures et nos loisirs. C'est déjà bien, on est d'accord, et de nos jours ce n'est déjà pas si évident.
Le travail, quelle que soit sa forme, le type de contrat, ses modalités et ses définitions dans le temps, répond à plusieurs fonctions psychologiques essentielles.
Il a une dimension sociale intrinsèque, par définition. On ne travaille jamais seul. On travaille pour d'autres, sur d'autres, avec d'autres.
Il permet de :
se réaliser dans l'activité, en mobilisant notre intelligence, nos ruses, en résolvant des problèmes, et en laissant une trace sur la réalité et le monde extérieur. C'est l'opportunité d'agir et de transformer le monde extérieur, de réaliser une oeuvre, quelle soit symbolique, artistique, technique, ...
d'appartenir à un collectif, en développant un sentiment d'appartenance, élément essentiel pour l'humain. Travailler c'est coopérer, partager des pratiques, se reconnaître entre professionnels.
construire son identité professionnelle, c'est un marqueur social important dans nos sociétés actuelles. Notre travail représente une part de notre identité personnelle. Lorsque nous rencontrons de nouvelles personnes. L'un des éléments qui permettent de nous présenter aux autres (Bonjour, Leslie, Psychologue du travail). C'est également une identité professionnelle, en tant que telle, la façon que nous avons d'incarner et de porter notre métier (Je suis telle psychologue du travail).
de recevoir de la reconnaissance, de la part des collègues sur la qualité de notre travail, de la hiérarchie sur l'utilité de nos missions, par les usagers sur le besoin auquel cela à pu répondre. C'est parce que le travail est partagé avec d'autres que nous pouvons être reconnus dans notre façon singulière de le mettre en oeuvre et de l'incarner.
Que se passe-t-il quand ces fonctions sont empêchées ?
Quand le/la travailleu.r.se ne peut plus bien faire son travail, que la qualité de travail est impactée, que les relations avec les collègues sont plus tendues...
L'accés au collectif s'étiole, les possibilités de reconnaissance également, le/la travailleu.r.se se retrouve isolé dans ses difficultés…
Alors peut apparaître une perte de sens, de la frustration, des conflits, des incompréhensions, des bonnes et mauvaises pratiques, …
La santé au travail dépend en grande partie de la possibilité de faire un travail dont on peut être fier, et d'être reconnu pour cela. Lorsque le travail est empêché ou invisibilisé, il devient une source de souffrance au lieu d'un lieu d'épanouissement.
Comment prévenir ce glissement ?
Le meilleur conseil est de pouvoir parler du travail réel. Parler de ce qui est fait réellement pour pouvoir réaliser nos missions.
Cela passe par le fait de :
parler des pratiques professionnelles, des façons de faire, de situations concrètes de travail
maintenir une coopération, une entre-aide, un appui entre collègues
renforcer la confiance, dans le regard des autres, leurs conseils et leurs appuis.
Et pour cela il faut, entre autres, de veiller à plusieurs choses.
Respecter le point de vue des autres
Au travail, nous ne vivons pas les situations de la même manière et surtout nous ne travaillons pas de la même façon. Ces différences ne signifient pas que l'un a faux et l'autre raison. Cela indique que nous développons notre expertise, en fonction de notre parcours, de nos compétences et de nos expériences.
Laisser une place au droit à l'erreur
Au travail, tout le monde fait des erreurs. Vous et les autres également. Les machines, les outils technologiques, les IA ... L'erreur est universelle. Si l'erreur devient un sujet de reproche ou de moquerie, les personnes cessent de parler des difficultés. En parler entre collègues peut : aider à apprendre, éviter que la même situation se reproduise, renforcer la confiance et la coopération.
Parler des faits, pas des jugements
Au travail, on a vite fait d'être agacé, de penser que les autres font exprès et on en tire des jugements qu'on prend pour des faits. Les jugements ferment la discussion (tu ranges toujours mal les dossiers). Il est essentiel de pouvoir maintenir une discussion ouverte et factuelle (le dossier n'était pas complet, il manquait tel document). Cela permet de discuter réellement du travail, de la situation probléme, et donc de chercher une solution ou évolution, sans rester sur des positions défensives.
En résumé,

à bientôt,


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